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Jan 12

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Le cri d’alarme d’Handicap 81. 2010

Le cri d’alarme d’Handicap 81

enfants handicapés scolarisés

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Eva, en 6e à Bellevue, est aidée par Virginie, auxiliaire de vie scolaire (AVS).

Un soutien indispênsable. /Photo DDM, Emilie Cayre

C’est un véritable cri d’alarme que lance le collectif Handicap 81 dont l’association pour adultes et jeunes handicapés (APAJH), les Papillons blancs 81, l’union nationale des amis et familles et de malades psychiques (Unafam), l’association française contre les myopathies (AFM) et l’association des paralysés de France (APF). Un décret de la préfecture de Région, daté du 22 juillet, a changé les données du recrutement des contrats aidés.

« En fonction d’une enveloppe déterminée, les préfets décident de la nature des contrats qui vont permettre de dégonfler les chiffres de certaines tranches de chômeurs », déplore Jacques Mathieu, le président du collectif. Principaux concernés, les auxiliaires de vie scolaire (AVS), chargés d’accompagner les enfants en situation de handicap au cours de leur scolarité. Le nouveau décret fait passer le contrat d’1 an à 6 mois renouvelable une seule fois à condition que les AVS aient suivi une formation qualifiante. « C’est ridicule, en 6 mois, ils n’auront jamais le temps de travailler et de suivre une formation. En clair, ajoute le président, ils ne seront là que pour 6 mois. Même pas le temps d’une scolarité ! Ces contrats, avant, étaient déjà précaires. Mais l’accompagnement pouvait durer 2 ans. »

Des mesures restrictives

Ce n’est pas tout. Dans l’arsenal des mesures restrictives, le ou la candidate devra être au chômage depuis 24 mois (au lieu de 12) pour prétendre à un poste d’AVS. Sauf pour les jeunes de moins de 26 ans et pour les plus de 50 ans !

« S’il n’y a plus d’auxiliaires de vie scolaire, on ne pourra plus scolariser les enfants », lance Charlette, la maman d’Eva en 6e à Bellevue qui bénéficie d’une auxilaire de vie scolaire.

« Nous sommes en pleine précarité avec des contrats de 6 mois, ajoute Alain Rouquier de l’APAJH. C’est un véritable parcours du combattant, maintenant. Certains parents envisagent de démissionner de leur travail pour s’occuper de leur enfant. Que va-t-on faire ? »

Vanessa, la maman d’un petit garçon de 4 ans qui souffre d’un handicap moteur, en maternelle, attend un AVS depuis la rentrée scolaire. Rien à l’horizon. Sandie, la maman d’une petite fille de 8 ans, en CE1, bénéficiait d’un auxiliaire depuis 3 ans. Elle n’en a plus. « C’est difficile, voire impossible pour une enfant en handicap mental de s’en sortir sans aide. Elle sera en situation d’échec scolaire si rien n’est fait. » Le collectif a bien une solution: des AVS sous contrat d’assistant d’éducation (2 ans renouvelables 2 fois) plutôt que sous contrats aidés. Un courrier du collectif doit partir à la préfecture de Région afin de trouver une issue de secours. Il y a urgence.

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